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Syrie : Ankara et Washington lancent aujourd’hui l’instauration de la « zone de sécurité »

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Ankara et Washington lancent aujourd’hui, jeudi 22 août 2019, l’instauration de la « zone de sécurité » le long de la frontière turco-syrienne. ©Anadolu

Les ministres turc et américain de la Défense ont eu hier mercredi un appel téléphonique et ils ont convenu de lancer aujourd’hui, jeudi 22 août, la première phase de la mise en place d’une "zone de sécurité" en Syrie.

Hulusi Akar et Mark Esper ont également convenu que des délégations militaires des deux pays se rencontreront bientôt à Ankara pour discuter des prochaines étapes de l’instauration de cette "zone de sécurité", a rapporté un communiqué du ministère turc de la Défense.

Akar a souligné que la "zone de sécurité" à l’est de l’Euphrate en Syrie devrait être établie dans le cadre des principes énoncés par le calendrier fixé à l’avance et sans perdre plus de temps, souligne le communiqué du ministère turc.

Les autorités militaires turques et américaines sont parvenues à un accord le 7 août selon lequel une "zone de sécurité" dans le nord de la Syrie, d’une profondeur de 30 à 40 km, sera créée le long de la ligne frontière turco-syrienne. Ankara voudrait ainsi éloigner les miliciens kurdes présents sur le sol syrien des frontières turques.

Le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin, a précisé que conformément à cet accord conclu avec Washington, des patrouilles militaires communes turco-américaines mèneront prochainement leurs missions dans les zones situées à l’est de l’Euphrate.

La conclusion de cet accord turco-américain au moment de la libération par l’armée syrienne et ses alliés de nouvelles localités à Idlib et à Hama témoigne d’un retour d’Ankara à ses positions antérieures.  

Ce qui signifie que de peur de perde ces postes d’observation qui lui permettaient jusque là de surveiller la région et d’aider les groupes terroristes, Ankara en est arrivé à supplier Washington, et peu importe s’il viole ses engagements contractés dans le cadre des accords de Sotchi et d’Astana.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV